Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 19:21
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« On ne nait pas citoyen, on le devient », clamait Leo Lagrange, ministre du front populaire. Permettre aux Hommes et aux Femmes de maîtriser leur destin passe par des politiques éducatives et du temps libéré, c’est autour de ces deux thématiques que la démocratie s’est construite, que la citoyenneté est initiée et exercée ! Nous sommes en pleine crise, une crise à la fois économique, sociale et environnementale ; mais aussi une crise de sens, de représentations : n’ayant plus de projets collectifs mobilisateurs, chacun se réfugie dans une identité particulière, religieuse, communautaire ou régionale…

 

Les grands progrès de l’Histoire, de la Révolution française à mai 68, de 1848 au Front populaire, ont été permis par la mobilisation des classes populaires, à travers le passage de la « classe en soi » à la « classe pour soi », selon les mots de Marx. L’affirmation de cette conscience citoyenne a toujours renforcé la volonté des classes laborieuses de conquérir le champ des savoirs pour être mieux à même de décider dans la société. Pour cela, l’éducation populaire a notamment permis d’armer les consciences. Les clubs et les journaux durant la Révolution, les bibliothèques d’ouvriers et les associations d’éducation populaires ont ainsi permis de former des citoyens avides de construire un monde nouveau, plus juste et plus solidaire.

Cette réflexion pose évidemment la question de la place du travail dans la société. Mais il s’agit aussi une réflexion sociale sur la démocratisation du temps choisi.

Pour une société du temps libéré

Acquis de hautes luttes, le temps libre est aujourd’hui le principal temps de notre vie éveillée. Le temps libre des français a été multiplié par quatre en un siècle. Alors qu‘un ouvrier du XIX eme siècle travaillait pour 70% de son temps de vie hors sommeil, nous consacrons aujourd’hui 16% de notre temps de vie éveillé au travail.

Le socialisme s’est toujours intéressé à l’organisation du temps libéré, comme symbole de l’émancipation de l’homme, libéré du travail aliénant, cherchant à maitriser son temps. La gauche a notamment été à l’initiative de l’ organisation des loisirs et des sports par le sous-secrétaire d’état Léo Lagrange, la création des congés payés par Léon Blum, la création de la fédération léo lagrange par Pierre Mauroy, la création du ministère du temps libre et réduction du temps de travail en 1981…

 

La réduction du temps de travail à 35 h en 1998 a marqué un nouveau tournant dans la conquête du temps libéré. Malgré l’avancée historique que consistait cette réforme, pour la première fois, la réduction du temps de travail est face à de nombreuses critiques de la part des classes populaires, la gauche n’ayant pas su concilier réduction du temps de travail et augmentation des salaires, malgré une croissance soutenue ; les salariés ont vu ainsi leurs salaires gelés sur plusieurs années et n’ont pas eu les ressources pour profiter de leur temps libre. Néanmoins, il ne faut pas réduire les inégalités d’accès au temps libre à la seule dimension financière : « l individu qui est maitre de son temps ne peut en profiter que s’il a fait d’études pour avoir une multiplicité de désirs d’utilisation de ce temps » (Jean Viard).

Fier de notre histoire, conscient des enjeux du 21ème siècle, nous nous inscrivons dans cette démarche de civilisation construite par les socialistes. En France, 19 millions de personnes travaillent à temps plein, 4 millions sont chômeurs et 3 millions à temps partiel. Aujourd’hui, le individus sont inégaux face au temps de travail entre ceux qui font des études courtes et longues, entre ceux qui ont un CDI et ceux qui sont en temps partiel, entre le temps de travail des femmes et le temps de travail des hommes, entre ceux qui ont une espérance de vie longue une fois à la retraite et ceux qui en ont une courte. C’est à une rédéfinition globale du temps de travail dans la société que nous devons mener : qui passe notamment par les 32H entendu comme la semaine de 4 jours, tout comme par la prise en compte de la pénibilité dans l’âge de départ à la retraite que nous accompagnons d’un projet politique du temps libre.

Pour un temps libre émancipateur

Si historiquement, le temps libéré s’analyse d’abord dans son rapport au travail, depuis plus de 100 ans, de nombreux acteurs de l’éducation populaire se sont donné comme mission de valoriser «ce temps libéré au travail».

Depuis plusieurs décennies, la problématique du temps libéré a évolué. « La liberté » ne se pose plus simplement par rapport à la subordination liée au travail mais également par la subordination des esprits. En effet, notre temps libre suscite l’intérêt, et est désormais identifié comme une source de profits potentiels. Plus que du temps disponible pour notre émancipation et épanouissement, il tend à devenir du temps disponible à des fins commerciales, source de nouvelles inégalités sociales.

 

Des lors une question s’impose à la famille socialiste : Comment faire du temps libéré un temps d’épanouissement et d’émancipation ? Comment faire du temps libre un temps constructif pour la démocratie permettant à chacun d’appréhender les clefs du monde qui l’entoure pour devenir acteur ?

Alors que le libéralisme domine la société et impose le chacun pour soi et le consumérisme, en vidant la citoyenneté de son contenu social, nous devons réaffirmer les valeurs républicaines qui garantissent droits sociaux, culturels, intellectuels. Alors que les inégalités se creusent dans une société broyée par le libéralisme, l’éducation populaire c’est à dire c’est un projet d’éducation permanente, au service de l’émancipation et de l’accès au savoir et à la culture, définie par Condorcet au début de la révolution française pour favoriser l’égalité politique et l’exercice de la démocratie doit demeurer une clé d’émancipation et de progrès social.


Cette société que nous dessinons a pour maître mot l’émancipation, et l’épanouissement, de femmes et d’hommes qui, à travers un système éducatif formel ou non-formel qui les rend plus libres, s’approprient le monde, s’impliquent dans la démocratie, et s’initient à toutes les pratiques culturelles et sportives qui épanouissent le corps et l’esprit. La question n’est pas de choisir entre travail et loisirs mais bien de maitriser son temps et son destin, à travers des valeurs universelles telles que l’égalité et la liberté.

Par TAG50
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 19:18
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La jeunesse est aujourd’hui devenue une période de la vie à part entière. Ce n’est plus seulement un moment de transition entre l’enfance, l’école d’une part et la vie active d’autre part, où l’on serait forcément autonome. La jeunesse est devenue un temps long, un temps d’essais, d’expériences, d’apprentissage, de réussite ou d’échecs. Bref, en théorie, l’âge des possibles qui ressemble plus aujourd’hui à un temps d’incertitudes où l’espoir n’est plus de mise. La jeunesse n’est pas un tout uniforme, en rien une classe sociale, elle est un temps où chaque jeune, quelles que soient ses origines et sa condition fait face aux même problématiques ; un déterminant pour chaque jeune en ce sens qu’il détermine grandement quel sera son avenir. Ce sont ces traits communs caractéristiques à notre génération qui fait que la situation de la jeunesse doit être traitée de façon spécifique.

 

Jeunes travailleurs, chômeurs, étudiants ou encore lycéens… La situation des jeunes n’est pas uniforme pourtant ils se retrouvent dans une aspiration commune à l’autonomie. Notre génération est celle qui vit moins bien que celle de ses parents : un système scolaire non plus moteur de l’ascenseur social républicain mais qui au contraire reproduit les inégalités, des premiers emplois qui sont souvent précaires, dotés de salaires inférieurs à la moyenne…

Etre autonome signifie pouvoir accéder à un logement décent et indépendant de ses parents, ne pas choisir entre étudier, se loger ou se soigner, ne pas avoir seulement accès aux stages, CDD et intérim à cause de son âge… Etre autonome signifie ne pas être soumis à la loi inique de la reproduction sociale. Etre autonome signifie pouvoir faire ses choix de vie dans la dignité.

L’autonomie par l’éducation

Un collège unique contre la reproduction sociale

A 18 ans, près de 3 enfants d’ouvriers sur 10 contre 5% des enfants de cadre ont arrêté leurs études. Alors que le diplôme reste une des meilleures protections contre le chômage, nous ne pouvons admettre que des jeunes soient orientés en fonction de la position sociale de leurs parents. Un des préalables de l’autonomie est de lutter contre la fatalité sociale dès le plus jeune âge. A chaque étape du système éducatif, il faut pouvoir assurer la possibilité à chaque élève de faire ses choix en fonction de ses envies, de ses projets et non de facteurs financiers ou soi-disant scolaires. Le collège unique doit être une véritable norme. Nous refusons tout procédé d’orientation précoce. Le collège et le primaire doivent former la base de la formation commune à tous.

La lutte contre l’échec scolaire ne passe pas par des créations de classes spécifiques qui séparent trop tôt les « mauvais » des « bons » élèves. Les dispositifs tels que les RASED doivent être remis en place et élargis. Il faut garder comme objectif fondamental de donner la meilleure éducation à chacun sans créer de ségrégation entre les élèves. En revanche, la remédiation de l’échec scolaire doit passer par la formation des enseignants à la pédagogie différenciée, par la création d’un tutorat des élèves par des enseignants référents, et par la création de « paliers de remédiation » pour, comme en Finlande, permettre aux élèves en échec de rattraper leurs lacunes avant de passer à l’étape suivante. Surtout il faut accompagner les enfants dans leur globalité en garantissant à tous, quand nécessaire, l’accompagnement par des psychologues, orthophonistes, tout comme l’accompagnement à la parentalité. De plus, tout le système éducatif doit devenir plus valorisant pour les élèves : suppression des notes, valorisation des acquis et évaluation formative doivent se généraliser.

En finir avec l’orientation subie

Le processus d’orientation doit être renforcé non seulement par la présence de conseillers à temps plein dans les établissements, mais aussi par un dispositif d’orientation du collège au lycée permettant à tous les élèves d’élaborer pas à pas leur projet professionnel : forums des métiers, formation des professeurs principaux à l’orientation professionnelle et initiation aux matières technologiques et professionnelles. La mixité sociale est une condition pour aller vers plus d’égalité : la carte scolaire doit être remise en place à travers des bassins complémentaires d’établissements favorisant la mixité urbaine et rurale.

L’orientation vers la voie technologique et professionnelle doit devenir positive à travers la création de lycées des métiers qui regroupent les formations professionnelles du CAP à la licence professionnelle pour ouvrir aux élèves des formations universitaires courtes voire longues dans ces domaines. La sortie des études doit être organisée par les lycées des métiers et les élèves suivis pendant deux ans. De la même manière, voies technologiques et générales du lycée doivent être fusionnées dans un système plus souple de « parcours » pour sortir d’un système de filières très largement empreintes de reproduction sociale. Afin de ne bloquer aucun élève dans une filière, les passerelles entre formations doivent être possibles à chaque étape de sa formation, dans tous les sens, sur tout le territoire, sans limitation de places. La lutte contre les discriminations doit avoir sa place dans l’orientation : mettre fin à l’autocensure culturelle tout comme à l’orientation sexuée.

Démocratiser l’enseignement supérieur

Les universités françaises n’accueillent que 11 % d’enfants d’ouvriers contre 30 % de cadres supérieurs. L’écart se creuse encore davantage en 3ème cycle de l’enseignement supérieur. La réalité étudiante est loin d’être reluisante : les étudiants qui travaillent pour financer leurs études ont moins de chance de réussir, tandis que 7% des étudiants seulement ont accès à des logements sociaux étudiants (CROUS). Trop de filières sont laissées en pâture à des écoles privées, excluant de tel ou tel secteurs (ex. culture, communication, etc.) les élèves dont les parents ne peuvent pas financer les études. Avoir un diplôme universitaire peut relever du parcours du combattant quand près de 50 % des étudiants ont une activité salariée régulière pour financer leurs études (80 % en été)! Encore une fois, venir de la « bonne ou mauvaise » famille est déterminant. La démocratisation reste un défi majeur pour notre avenir.

Pour un jeune, être autonome, c’est construire son projet professionnel. C’est aussi se loger, se soigner, étudier, se déplacer, vivre son intimité. Afin de garantir à chaque jeune le droit au plus haut niveau d’éducation et de qualification, il est urgent d’instaurer un véritable statut social pour les individus en formation initiale et en insertion, statut qui protège chacun de la sortie de l’enseignement secondaire à l’entrée sur le marché du travail et qui permette de se consacrer à plein temps à sa formation grâce à un volet financier, l’allocation d’autonomie.

Créer des dispositifs pour accéder aux études, aux soins et au logement

Cette autonomie passe notamment par une allocation autonomie universelle et individualisée en fonction de la situation propre de chaque jeune. La solidarité nationale doit donc aider financièrement chaque jeune et lui apporter un suivi personnalisé lui permettant de construire son propre parcours. L’accès à la santé doit être favorisé par une couverture mutuelle universelle « jeunes » permettant à tous les jeunes en formation et en insertion de se payer une mutuelle.

Un logement pour tous: logements petits voire insalubres, longue recherche, difficultés pour trouver une caution ou payer des charges toujours plus lourdes sont le quotidien des jeunes. 40% habitent encore chez leurs parents : Un plan pluri-annuel de construction de logements destinés et d’aménagement de logements délaissés en centre-ville doivent permettre de loger la majorité des jeunes en formation et en insertion. Le droit opposable au logement ne doit pas être un gadget juridique, l’Etat doit fournir cet outil d’émancipation pour les jeunes : garantie et cautionnement solidaire accessible à tous les jeunes en formation et à tous les jeunes travailleurs aux revenus encore très moyens, tandis que l’encadrement et modération des loyers doivent être assurés par des dispositifs fiscaux et légaux, et l’aide au logement revalorisée.

L’emploi émancipateur : sortir la jeunesse de la précarité.

Organiser l’insertion professionnelle des jeunes

Les péripéties du monde du travail font suite à celle du système éducatif: taux de chômage et part des emplois précaires élevés, salaires faibles compte tenu du niveau de diplôme… Loin d’être facteur d’émancipation, le marché du travail n’offre qu’une succession de situations précaires. La jeunesse est face à l’ampleur du phénomène de déclassement social : les emplois ne correspondent plus aux diplômes obtenus. Le niveau et les conditions de travail des jeunes sont aussi très sensibles à la conjoncture économique : nouveaux entrants sur le marché, moins expérimentés, ils en subissent les premiers ses bouleversements. En temps de crise, les jeunes sont donc dans les premières victimes du chômage et de la précarité. Le travail perd alors son rôle de levier pour accéder à une vie matérielle, sociale et intellectuelle décente mais continue à être un des principaux facteurs d’exclusion.

Surtout, les conditions d’emploi à l’entrée sur le marché du travail déterminent en grande partie la qualité de l’emploi des salariés pour le reste de leur vie. Selon qu’on obtienne ou non un emploi stable, correspondant à sa qualification… les postes occupés, les salaires ou traitements versés, la durée des périodes de chômage et leur indemnisations, le montant des retraites… ne sont plus les mêmes. S’occuper de l’emploi des jeunes, c’est agir concrètement pour l’ensemble des salariés !

 

Etre jeune ne peut plus être synonyme de galère. Nous ne pouvons accepter l’enchaînement de petits boulots qui obligent les jeunes à retarder leur projet dans l’espoir d’un CDI… Le système d’insertion sur le marché du travail doit être repensé : les jeunes sortant du système scolaire sans qualification doivent pouvoir bénéficier d’une « allocation-rebond » leur permettant d’accéder à un suivi personnalisé, de retourner à l’université ou d’accéder à la formation de leur choix. Les jeunes chômeurs doivent avoir un traitement proportionnel à la grande instabilité de leur statut : un suivi régulier et renforcé par les missions locales d’insertion qui coordonneraient l’ensemble des dispositifs d’insertion professionnelle organisés par les collectivités territoriales et l’Etat. Les jeunes dans l’entreprise doivent pouvoir bénéficier d’une formation particulière pour accroître leur expérience par des parrainages entre employés expérimentés et nouveaux recrutés pour que les générations s’associent au lieu d’être montées les unes contre les autres, à travers l’allongement des durées de cotisation-retraite. Enfin pour que le travail ne soit plus facteur d’exclusion et de dépendance, le CDI doit être la norme.

 

Les objectifs de la gauche doivent être réaffirmés : 100% d’une classe d’âge avec une qualification reconnue, 80% au bac! Aujourd’hui, trop de jeunes sont laissés au bord du chemin : 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans aucune qualification et 150 000 autres bénéficient seulement d’un CAP ou d’un BEP. Les apprentis d’un côté, qui étudient au sein d’établissements semi-privés sans dispositifs d’aide sociale, sont condamnés à rester chez leurs parents. Ils ont leur place au sein du lycée des métiers. Les jeunes travailleurs précaires d’un autre côté, condamnés aux CDD et interims à répétition, ne doivent pas être oubliés. Les élèves déscolarisés doivent bénéficier de suivis individualisés pour retrouver la formation et l’emploi.


L’autonomie des jeunes est une lutte de haute volée. Il faut la gagner aussi bien dans les faits que dans les esprits. Oui être jeune ne veut pas dire être sous la coupe familiale, oui être jeune ne veut pas dire dépendre d’une situation financière pour se soigner, se loger ou se nourrir. Oui être jeune ne veut pas dire être la marionnette du jeu des marchés économiques. Etre jeune, c’est être autonome pour être maître de son avenir.

Par TAG50
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 19:16
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La droite, notamment avec le bouclier fiscal, rend la création de nouveaux impôts nécessairement injustes. Alors qu’une réelle politique de redistribution des richesses via la fiscalité est possible, rendant la création d’impôts socialement juste car profitant toujours à ceux dont les revenus sont les plus faibles, la droite a fait le choix de faire supporter une plus grande partie des prélèvements fiscaux sur les plus démunis. De plus, en asphyxiant financièrement les collectivités locales, les forçant ainsi à augmenter leur fiscalité, la droite organise aujourd’hui l’anti-redistribution des richesses via l’impôt.

 

Introduire un nouvel impôt comme la taxe carbone avant même de rétablir un minimum de justice dans le système fiscal français est indéfendable politiquement. Abroger le bouclier fiscal, redéfinir une fiscalité locale prenant en compte la richesse de chacun et permettant une péréquation financière, renforcer l’impôt sur le revenu et sa progressivité sont donc les préalables nécessaires et indispensables à tout débat sur de nouvelles formes d’imposition.

Toutefois, introduire une fiscalité écologique est aujourd’hui nécessaire au regard des enjeux. Pour réussir à lutter contre le réchauffement climatique et diminuer de plus de 30 à 40 % les gaz à effets de serres (GES) avant 2020 il faut agir de façon simultanée sur tous les émetteurs. Une politique écologique est forcément plurielle ; ce sera par un faisceau de mesures que l’on pourra atteindre nos objectifs, et non pas par un unique mode d’action. D’où l’idée de planification écologique afin de construire, coordonner et rendre plus efficace l’ensemble des politiques mises en place.

 

Les grands émetteurs de gaz à effet de serres sont les industries, le transport de marchandises, les bâtiments, ainsi que l’habitat, l’agriculture et l’élevage intensif, le transport individuel, l’incinération des déchets… Il est donc nécessaire d’utiliser tous les outils dont dispose le politique pour diminuer drastiquement les émissions de gaz : réglementer les normes de constructions dans les bâtiments, l’automobiles ; mettre en place des interdictions de polluer pour les entreprises ; créer des subventions à la rénovation de bâtiments respectant l’intégralité des normes HQE (Haute Qualité Environmentale)…


L’idée d’une taxe carbone est d’introduire une taxe comportementale dont l’objectif est de faire diminuer l’émission de gaz à effet de serres du fait d’une baisse de consommation dû à l’augmentation des prix. L’exemple type de la taxe comportementale est celle sur les cigarettes où le lien entre augmentation du prix et baisse de la consommation est établi. La consommation diminue du fait d’un renchérissement du prix.

La taxe carbone présentée par le gouvernement Fillon ne concernerait que l’essence, le fioul, le gaz, en excluant l’électricité. Elle fait donc la part belle au tout électrique et au lobby nucléaire. Surtout elle ne concerne que des produits dont la consommation évolue peu en fonction du facteur prix. Pour faire simple si l’hiver est rude, taxe carbone ou non, on consommera beaucoup de fioul ; si on a un travail à 30 km on devra toujours prendre la voiture. La taxe carbone sur l’essence par exemple peut-être efficace en milieu urbain en accélérant la substitution de la voiture par le transport collectif. Toutefois, pour cela, il faudrait une incitation financière forte (au minimum une augmentation de 15 centimes d’euros par litre). C’est donc un impôt injuste socialement qui taxe les exclus des transports en communs, qui taxe ceux qui n’ont pas les moyens d’isoler leurs logements ou de modifier leurs modes de chauffage (dont tous les locataires qui sont dépendants du bon vouloir des propriétaires). Il est d’autant plus injuste qu’il n’est pas progressif : il n’y a pas de différence entre celui qui utilise 5 litres d’essence par jour pour aller au travail, et celui qui fait 200 km chaque week-end pour aller dans sa villa à la campagne. Ce nouvel impôt tel que le conçoit la droite est injuste car il taxe ceux qui sont exclus des transports en communs, ceux qui n’ont pas les moyens de rénover.


A moyen terme, alors que les plus aisés auront les moyens financiers (notamment pour l’investissement que cela demande) de modifier leurs comportements, ce sont les plus faibles, parce que dans l’impossibilité de changer les leurs, qui supporteront l’intégralité de la fiscalité écologique.

 

Au final, et paradoxalement, la faiblesse du coût de la tonne carbone fait que cela n’aura aucun impact positif pour l’environnement car l’incitation est trop faible. La taxe carbone de la droite est tout simplement une taxe supplémentaire pour les ménages.

 

Une autre politique socialement juste, efficace écologiquement et durable est toutefois possible :

  • Augmenter drastiquement les crédits de l’Etat alloué à la construction de nouvelles lignes de transport en commun par les collectivités territoriales et allouer de façon immédiate un montant de plusieurs dizaines de milliards pour l’Ile de France.
  • Mettre en place un chèque transport financé en partie par les entreprises pour rembourser en fonction des revenus de 50 à 75 % des abonnements de transports collectifs des travailleurs (si l’entreprise se situe dans une communauté urbaine à transport collectif gratuit la somme est versée à la collectivité).
  • Rétablir un contrôle plus strict du prix des billets de train pour que celui-ci soit, même pour les familles, plus avantageux que la voiture. A l’inverse introduire une taxe très importante sur le transport aérien qui pourrait représenter à l’horizon 2020 près de 15% de l’émission des gaz à effets de serres (contre moins de 3% en 2008).
  • Garantir que l’Etat alloue aux collectivités territoriales les moyens pour coordonner les différents schémas de transport territoriaux notamment pour que les bus périurbains et ruraux soient rattachés aux réseaux de transport urbains et ferroviaires.
  • Contraindre les propriétaires à la rénovation des logements de locations afin qu’ils répondent aux plus hautes normes de l’efficacité énergétique en interdisant toute augmentation annuelle du loyer puis en imposant une baisse du loyer si le logement ne répond pas aux nouvelles exigences déterminées par l’Etat. (les loyers pourraient baisser de 5% par an tant qu’il n’y a pas de rénovation)
  • Rendre accessible à tous, la rénovation des logements, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la substitution des moyens de chauffages par des emprunts à taux d’intérêt équivalent à l’inflation.

Suite à cela il est possible d’introduire une taxe « climat énergie » mais cette fois-ci s’appliquant à tous les produits, dont ceux importés, ainsi qu’à l’électricité. Les ressources de cette taxe doivent permettre de financer la suppression de la TVA sur les produits de première consommation ainsi que le versement d’un chèque compensatoire « chauffage-transport » pour les 16 millions de ménages les plus démunis du pays

 

C’est uniquement à cette condition que peut-être envisagé d’avoir une taxe « climat énergie » élevé afin qu’elle soit fortement incitatrice. Au pis pour les ménages modestes qui ne peuvent pas changer leurs comportements de consommation l’impact sur leurs revenus est nul, au mieux ils gagnent en pouvoir d’achat grâce aux changements de comportements. A l’inverse, les plus aisées qui ne toucheront pas ce chèque « transport-chauffage », car ce sont eux qui polluent le plus et qui vivent le plus en zone urbaine, auront une très forte incitation financière à modifier leurs comportements ; sinon ils devront en payer le prix.

 

Enfin cette taxe « climat énergie » doit s’appliquer sur tous les produits ce qui permet de renchérir les produits importés d’en dehors de l’Union Européenne du fait du lourd coût carbone de l’importation. Le coût carbone doit être définie en tenant compte de l’ensemble du cycle de vie du produit de sa fabrication à son recyclage ou pis son incinération. En ce sens, le même type de produit n’a pas le même prix en fonction de son impact sur l’environnement et l’achat de bien « durable » est ainsi favorisé. . L’idée est bien que pour un même type de produit, une cafetière électrique par exemple, celui-ci est taxé différemment en fonction du coût carbone global du produit (de sa conception à son recyclage) et de son efficacité énergétique.

 

Dans le même temps, il faut transformer notre rapport à la possession des produits et favoriser l’économie de la location. Le système du leasing encourage les entreprises à développer des produits ayant une plus grande espérance de vie, favorise les réparations, la réutilisation de l’objet et permet un contrôle plus strict de ces déchets car ce sont des déchets d’entreprises. Pour l’usager cela lui assure un bien de qualité, de pointe technologiquement et avec la garantie qu’il soit remplacé immédiatement en cas de peine et sans avoir à se soucier du recyclage du bien. Là aussi, la fiscalité doit être incitative afin de faire muter notre économie pour qu’elle soit durable avec un objectif de 100 % de recyclage.

 

Toute politique sociale n’est pas automatiquement une bonne politique écologique, toutefois il n’y a pas de politique écologique efficace qui ne soit juste socialement.

Par TAG50
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 19:07
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La crise économique n’est pas due au hasard

Depuis l’explosion de la bulle des subprimes, nous subissons de plein fouet une crise systémique dont les effets ont été minimisés pendant plus de 30 ans. Depuis les années 1970, la croissance « molle » n’a pas empêché les profits de se maintenir et même d’augmenter. Face aux difficultés qui s’accumulaient dans les pays industrialisés, les politiques néolibérales ont permis d’augmenter le taux d’exploitation de la main-d’œuvre et donc d’inverser le rapport capital – travail en faveur du patronat et des actionnaires.
Les politiques pour arriver à cette fin ont été les mêmes partout : libéralisation du commerce extérieur tout en défendant un taux de change stable et compétitif, promotion des exportations au détriment du marché intérieur, modération salariale, privatisations et démantèlement des monopoles d’Etat, baisse des taux de l’impôt direct…
La part des salaires a nettement baissé dans le partage de la valeur ajoutée, privant des milliers de salariés des bénéfices de la croissance qu’ils ont eux-mêmes créés, ce qui a fait plonger la demande globale.
Cette faiblesse de la demande a eu deux conséquences décisives. Pour les salariés, la course effrénée à l’endettement est devenue indispensable pour qui veut consommer et vivre dignement. Dans le camp d’en face, afin de valoriser le capital qui ne cessait de s’accumuler, on a tenté de remplacer artificiellement la demande par le grand casino de la finance de marché.
Tous les mécanismes inventés par le capitalisme financier ne prouvent nullement le triomphe des libéraux ; bien au contraire, leur ingéniosité démontre la difficulté qu’ils ont à maintenir des profits faramineux dans une économie déprimée par la faiblesse de la demande. La frénésie spéculative qui a saisi le monde depuis les années 1980 est donc déjà une réponse à la crise du libéralisme. Depuis 30 ans, il n’y a plus que deux solutions pour reproduire le capital : doper la consommation par le crédit ou alors spéculer sur les marchés financiers. Les crises financières successives ont contraint les investisseurs à battre en retraite sur le marché des crédits… A la première difficulté économique, les ménages ne pouvant rembourser leurs dettes, c’est l’ensemble du marché financier qui s’écroule par le phénomène de titrisation… En spéculant sur le crédit jusqu’au krach, ils ont détruit la demande artificielle suscitée par l’endettement et ont vu, impuissants, se volatiliser les masses de liquidités qui alimentaient la finance de marché.
Voilà pourquoi la situation actuelle n’est pas – et ne peut pas être – une « petite » récession. Les libéraux ont réussi à crever leurs deux roues de secours en même temps. Et pas le moindre dépanneur à l’horizon…
Ce n’est pas la première fois que le capitalisme est à l’origine de sa propre crise, mais c’est la première fois que les conséquences de ces mouvements se répercutent aussi largement et aussi vite à l’échelle de notre monde.

Compte tenu de ce diagnostic il ne faut ni espérer ni souhaiter un retour « à la normale ». Il n’y aura pas de sortie durable de l’ornière tant que le partage de la richesse créée ne sera pas fortement rééquilibré par une augmentation de l’ensemble des salaires et en ramenant le taux de profit à un niveau raisonnable. Or aucun marché ni aucun actionnaire n’acceptera de lui-même une baisse de son profit et une meilleure rémunération du travail ; pire, les licenciements en cascades et les délocalisations d’entreprises qui font des bénéfices témoignent que la finance est capable de mettre en œuvre la plus grande brutalité pour continuer d’accroître à tout prix son propre enrichissement au détriment de tous. Il n’y a donc que par l’action politique, par la mise en œuvre de contraintes légales imposées aux capitaux privés au niveau national, européen et mondial que nous pouvons espérer réamorcer la machine économique au bénéfice du plus grand nombre.

Notre monde change et affronte crises et révolutions.

Depuis trop longtemps, la politique a abandonné l’espace de l’utopie pour le terrain d’un réalisme fataliste et de la gestion sans ambition. Plutôt que d’un inventaire ou d’une rénovation de papier, nous, jeunes socialistes, choisissons de rêver pour inventer le socialisme du vingt-et-unième siècle. Rêver pour construire une société humaniste, où l’exploitation de l’homme par l’homme a laissé la place à un vivre ensemble politique. Une société dans laquelle les richesses produites collectivement sont mises à disposition de tous les citoyens sans distinction de classes sociales, d’origine ou de sexe. Une société où le partage du travail a remplacé sa division actuelle, génératrice de chômage, de précarité et d’exclusion. Une société où la planète devient un bien commun plutôt qu’une part de marché ou un instrument de croissance. Parce que la politique doit être au service de nos rêves et de nos idéaux, nous, jeunes socialistes, estimons que le socialisme est plus que jamais un combat d’avenir.
Depuis les années 1970, la mondialisation s’est appuyée sur un capitalisme néolibéral qui a instauré son modèle de pensée, de société et de développement en le présentant comme l’horizon indépassable. Les désordres géopolitiques se sont amplifiés au détriment des aspirations des peuples. Accéléré depuis la chute du mur de Berlin, l’avènement de cet impérialisme culturel et économique n’a poursuivi qu’un seul objectif: permettre aux détenteurs du capital de préserver et d’étendre leur domination.

Pour la première fois, les conséquences de ces mouvements se répercutent à l’échelle de notre monde.

La crise financière, économique et sociale due aux violentes secousses du système capitaliste vient renforcer la crise écologique, alimentaire, de l’eau, énergétique que subissaient déjà des milliards d’individus. Le profond dérèglement écologique dû au réchauffement climatique, et à une nouvelle vague d’extinction des espèces, symbolise à quel point le capitalisme peut se développer dans la négation de l’humanité et de son environnement, autant qu’il assombrit son avenir. A la concurrence généralisée promue par le néolibéralisme, nous opposons la coopération entre les hommes. A l’homme entendu comme simple capital humain dans la machine économique, nous opposons l’humanisme d’un Homme qui vit. Les révolutions scientifiques, numériques et biotechnologiques imposent aussi une nouvelle manière de regarder notre environnement. Leur développement doit être démocratiquement débattu et maîtrisé, tandis que leur marchandisation doit nous interpeller sur le sens du progrès.

En Europe, la social-démocratie s’effondre.

Les valeurs de la gauche sont plus que jamais d’actualité pour défendre les intérêts de la majorité de la population mondiale.
Cependant une profonde rupture démocratique est orchestrée par une oligarchie économique, politique et médiatique, dans l’objectif de maintenir en place un système dont elle profite.
Au lieu de défendre ceux qui sont exploités par la classe dominante, la social-démocratie a abandonné ses objectifs de transformation sociale ; elle a accompagné les transformations du capitalisme et s’est enlisée dans un système producteur d’inégalités nourrissant ainsi des désillusions collectives et individuelles, confortant ainsi une vision atomisée de la société. Celle-ci a pour conséquence un isolement des individus alors que le processus de fragmentation sociale s’alimente d’une précarité grandissante et d’un chômage de masse notamment chez les plus jeunes. Tout ce qui fait société est alors remis en cause. Plus que jamais, la recherche d’outils collectifs prend tout son sens.

Nous ne pouvons plus attendre.

Nous voulons agir pour gagner et gagner pour changer la vie. L’étape cruciale pour amorcer une alternative en France, c’est 2012. Nous avons trois ans pour construire une victoire politique, sociale et culturelle, aujourd’hui incertaine si nous n’arrivons pas à faire changer notre famille politique.
Nous sommes autonomes. Cette autonomie ne doit pas être une fin en soi, elle doit être un outil mis au service de l’unité de toute la gauche. Nous devons bousculer les socialistes pour qu’ils soient exemplaires, qu’ils construisent un projet ambitieux, une stratégie d’union de la gauche pour gagner et transformer durablement la société et restaurer le lien social entre les citoyens, durement mis à mal par la droite.
Nous ne pourrons le faire qu’en étant nous-mêmes exemplaires, en étant les meilleurs acteurs de cette alternative et de ce renouveau. Nous voulons aujourd’hui que les jeunes socialistes fassent de leur mouvement la première force dans la jeunesse qui fasse vivre l’espoir à gauche.

Quelle société voulons nous ?

Nous défendons l’émancipation des individus.

Pour nous, socialistes, la finalité de l’action politique est de permettre à chaque citoyen d’être pleinement émancipé. 220 ans après la proclamation révolutionnaire de St Just qui affirmait que «le bonheur est une idée neuve en Europe», les jeunes socialistes souhaitent permettre à chacun de construire sa vie comme il le souhaite et de pouvoir aller à la recherche du bonheur.

Pour un nouveau modèle de développement : le socialisme démocratique.

Notre premier défi pour atteindre cet idéal est d’inventer un nouveau modèle de développement. C’est le socialisme démocratique qui redonne tout son sens à la République. La démocratie ne peut se résumer à un instrument technique, permettant d’arbitrer des choix pour une société. C’est pour nous un objectif en soi : permettre aux hommes et aux femmes de défendre la justice sociale pour permettre à chacun de maitriser leur destin. Nous voulons développer la démocratie dans tous les lieux de vie : au travail, sur les lieux d’étude, dans les services publics. Il faut redonner tout son sens à la République sociale. Le socialisme démocratique est un régime dans lequel les citoyens brisent la logique de l’exploitation de l’homme par l’homme pour organiser collectivement le développement d’une nouvelle société où la domination d’une classe sur l’autre a disparu.

Pour cela, la société doit garantir à chaque individu des droits imprescriptibles.

Tout en garantissant les droits conquis de haute lutte, le temps est venu de renforcer ces droits et d’en proclamer de nouveaux. Ce sont les droits à l’emploi, à la mobilité sociale, professionnelle et territoriale, au temps libre, au logement, à l’accès aux soins, à l’éducation laïque, gratuite et obligatoire, à la formation et à l’information, à une alimentation saine, à l’eau potable, à l’énergie, aux vacances, aux soins, en permettant le droit à l’IVG ou à la contraception. Il s’agit aussi d’assurer le droit à l’accès aux loisirs, aux moyens de communication, et à une culture partagée. L’exercice de ces droits ne peut tolérer aucune discrimination ou oppression. Le développement de l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire pour tous doit promouvoir le développement intellectuel mais aussi la conscience de l’intérêt général chez le jeune, quelle que soit sa catégorie sociale. Enfin, l’exercice et le respect de ces droits supposent l’existence d’une justice indépendante, impartiale et humaine.

L’Égalité au service de l’émancipation.

L’égalité des droits est un préalable, mais les proclamer serait vain si la société ne se donnait pas les moyens de les rendre effectifs pour chacun. C’est le sens de l’action politique que nous voulons entreprendre, c’est d’ailleurs pour nous le cœur de l’idéal démocratique. Pour garantir ces droits fondamentaux, nous devons réarmer la puissance publique.

Notre vision de la justice sociale s’incarne au travers d’une conception exigeante de l’égalité: l’égalité d’autonomie qui permet à chaque individu d’être maître de son avenir à tout moment de sa vie, quels que soient ses choix et son parcours. C’est à la société de garantir l’autonomie à chacun. Celle-ci ne peut être garantie que par des droits collectifs qui préviennent, protègent et assurent qu’aucun citoyen ne puisse perdre une partie de sa liberté.

Notre vision de l’égalité implique donc une juste répartition des richesses, ce qui impose d’inventer un système alternatif au capitalisme.

Dans une société qui place le travail au cœur de son modèle, il s’agit de permettre à chaque travailleur de vivre décemment en augmentant les salaires, en réduisant les inégalités de revenus et en assurant l’accès à la formation professionnelle continue. Mais renonçant à faire du travail l’unique valeur, nous voulons permettre à chacun de s’émanciper dans une société du temps libéré, notamment en réorganisant et en diminuant le temps de travail à 32h.

Les services publics, le code du travail, le repos dominical et le système de protection sociale, notamment le système de retraite par répartition avec un âge de départ à 60 ans font partie des acquis de société qu’il faut défendre parce qu’ils permettent de garantir l’égalité, la solidarité et le respect des droits des salariés. En étendant ses droits nous remettons le volontarisme politique au goût du jour.

Cette plus juste répartition des richesses passe par une politique du plein emploi, garantissant que nul ne doit rester sans revenu, une forte redistribution par un impôt sur les revenus véritablement progressif. Elle passe également par une démocratie sociale accrue dans laquelle le salarié retrouve la place qui lui est due dans toutes les instances de l’entreprise.

Les licenciements doivent devenir l’exception. Pour cela il faut notamment interdire les licenciements boursiers, et utiliser tous les moyens dont l’Etat dispose (mise sous tutelle, fiscalité dissuasive, interdiction administrative…) afin de garantir l’effectivité de ce droit des salariés.

Afin de garantir à chaque jeune le droit au plus haut niveau d’éducation et de qualification, il est urgent d’instaurer un véritable statut social pour les jeunes en formation et en insertion qui protège chacun de la sortie de l’enseignement secondaire à l’entrée sur le marché du travail et qui permette de se consacrer à plein temps à sa formation; ce statut passe par une allocation autonomie universelle calculée en fonction de la situation propre de chaque jeune. Cela permettrait ainsi l’accès à un haut niveau de qualification pour tous, sans cumuler emploi et études.

Plus généralement, cela pose la question de la place de l’éducation dans notre société. Nous pensons que l’éducation est le moteur de l’ascenseur social, quelle que soit l’origine et l’âge.

Enfin, cela va de pair avec l’organisation des solidarités par l’appropriation sociale : la propriété privée doit être limitée quand l’intérêt général est en jeu. Nous devons inventer les nouveaux services publics du XXIème siècle (petite enfance, pôle public bancaire, service public de l’eau…) et un système de protection sociale qui prévient les nouveaux risques de la société. Dans le monde du travail, il faut offrir aux jeunes la même protection qu’à l’ensemble des salariés dès le premier emploi (une couverture chômage, le CDI comme norme et un accès aux minima sociaux).

Rien n’est plus fort que l’intérêt général.

Étendre la démocratie, c’est permettre aux collectivités humaines de retrouver la maîtrise de leur économie, de leur environnement, de préparer l’avenir et non de laisser une minorité de possédants décider seuls contre l’intérêt général. Celui-ci ne saurait se voir contraindre par le marché. Le marché n’est qu’un espace d’échange, il doit être soumis à des règles, à la volonté des citoyens et non en devenir le maître. Comme l’a montré la crise, une dérégulation du marché entraîne l’affaiblissement des droits individuels comme collectifs et s’avère être nuisible pour l’avenir. La maîtrise de ce marché est donc indispensable et passe par un État social qui intervient fortement dans l’économie, des politiques territoriales ambitieuses et le développement de l’économie sociale. La démocratie doit aussi permettre de concilier justice sociale et justice climatique, notamment par une planification écologique permettant de produire des biens et des services en fonction de leur utilité sociale afin de développer une économie faiblement consommatrice d’énergie, non polluante et de moins en moins carbonée, et par le remboursement de la dette climatique du nord à l’égard des suds. A l’échelle européenne, il faut mettre en place une protection en activant le tarif extérieur commun afin de lutter contre le dumping environnemental et social.

La République et l’Europe fédérale au cœur de notre modèle démocratique.

Nous voulons une VIème République, sociale, laïque, fraternelle, démocratique et primo-ministérielle, où le cumul des mandats serait proscrit ; une République Sociale parce que mettant au cœur l’égalité et le partage des richesses. Une République laïque parce que la laïcité reste une idée neuve et un combat en ce début de XXIème siècle où le néolibéralisme et le repli identitaire avancent souvent de paire. Elle permet à tous de vivre ensemble et elle est garante de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Une République fraternelle car elle fait de la solidarité une valeur essentielle. Construire une République démocratique revient à en finir avec la Ve République bonapartiste. L’Europe ne doit plus être le cheval de Troie de toutes les déréglementations libérales et autoritaires. Cette République refondée devra donc s’inscrire dans une Europe politique, sociale, écologique et fédérale.
Nous souhaitons une réorientation profonde de la construction européenne avec comme point de départ une harmonisation par le haut des normes sociales et environnementales.

Ces normes communes doivent permettre une véritable politique écologique à travers la réorganisation du système de production européen et la mise en place d’un pôle public européen de l’énergie.

Nous souhaitons voir la démocratie progresser à l’échelle du monde.

Instance de décision commune, l’Union Européenne doit être la base d’un progrès social harmonisé supprimant les concurrences interétatiques. Notre Europe doit remettre le citoyen au cœur de son développement en faisant du Parlement européen le seul pouvoir législatif.

Notre internationalisme nous conduit à porter le renforcement de la solidarité à l’échelle du monde, l’universalisation des droits politiques et sociaux, et l’application de la démocratie comme moyen de prendre les décisions à l’échelle du monde doivent être les fondements de notre projet altermondialiste. Ainsi, les outils de la mondialisation néolibérale que sont les institutions internationales tels le FMI et l’OMC doivent être radicalement transformées. Le rôle de l’Europe est déterminant: au lieu d’être un des moteurs des politiques libérales à l’échelle mondiale, elle doit être à l’initiative d’un nouveau modèle de développement.

Nous, jeunes socialistes du XXIème siècle, voulons que notre société fasse sens.

La mondialisation sert aujourd’hui à imposer un modèle unique de société sur toute la planète, entraînant partout la disparition des spécificités culturelles, du dumping social, fiscal et environnemental. Nous voulons démocratiquement faire vivre un modèle de développement créateur de lien social, et respectueux de l’homme comme de la planète. C’est l’idéal vers lequel nous tendons. Les outils et mesures que nous mettrons en œuvre pour y arriver et tous les débats techniques qui les accompagnent ne doivent jamais nous faire oublier cette finalité de l’action politique socialiste.

Pour y parvenir, nous prônons un réformisme au service de ces aspirations révolutionnaires. Nous voulons faire de notre idéal une réalité par le socialisme démocratique. Nous devons donc nous organiser pour la conquête des pouvoirs.

La gauche à la conquête des pouvoirs,
un nouveau MJS pour ouvrir l’horizon

Nous voulons prendre les pouvoirs pour transformer la société. Pouvoirs au pluriel car c’est d’une stratégie globale dont nous avons besoin. Nous devons nous organiser pour gagner dans les urnes et dans la société toute entière en 2012, mais aussi pour que la gauche soit victorieuse partout en Europe et dans le monde, pour que les salariés puissent prendre part au pouvoir dans les entreprises, pour que les citoyens ne se fassent plus dicter l’agenda politique par les médias, pour que les puissances de l’argent ne soient plus celles qui déterminent l’horizon des possibles au sein de nos sociétés. Dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos campagnes, nous devons être présents quotidiennement. Nous devons nous engager dans les centres sociaux, dans les maisons de quartier, mais aussi dans les associations sportives et culturelles, soit dans l’ensemble du tissu associatif. Nous devons vivre au jour le jour avec l’ensemble des jeunes qui composent notre société et échanger avec eux. C’est n’est qu’ainsi que nous mènerons une véritable bataille culturelle.

La Gauche sociale et politique l’emporte quand elle est rassemblée, comme en 1936, en 1981 ou en 1997. Alors que les jeunes, les travailleurs, les retraités ont des intérêts communs que doit défendre la gauche, il est irresponsable que le débat politique soit déterminé par des jeux d’appareils. La dynamique doit être assez forte pour durer pendant l’exercice du pouvoir par un gouvernement d’union de la Gauche, avec la mise en place d’Etats généraux destinés à débattre du fond politique, en vue d’une constitution d’une fédération des organisations de gauche liée à un préalable : un « programme commun » de la gauche. A l’image de la jeune gauche, il faut rapidement former un rassemblement à gauche autour d’un projet politique commun, rassemblant toutes les forces de gauche, sans préalable ni exclusive, dans le respect des différences des uns et des autres, et permettant à chacun de porter durablement ses exigences dans la concertation commune. La gauche ne se rendra pas crédible en singeant la droite et le centre-droit ; elle n’attirera à elle et aux urnes que si elle est en capacité d’incarner une alternative crédible et ambitieuse. Il nous faut réaffirmer les clivages, gauche contre droite, progrès contre régression, opprimés contre exploiteurs.

Ce rassemblement doit s’opérer sans oublier tous ceux qui ne sont pas dans les cercles de la gauche politique mais qui aspirent tout de même au changement profond et radical de notre société.

Celui-ci permettra, non seulement, de dépasser nos organisations respectives mais aussi de porter une véritable alternative politique liée à un projet, des propositions concrètes et à des primaires ouvertes au peuple de gauche, le centre-droit ne pouvant pas présenter de candidats. Le MJS doit impulser et prendre toute sa part à la fondation de ce nouveau mouvement à gauche.

Il nous faut construire un nouveau projet politique. Nous ouvrirons tous les débats, un par un. Il s’agit, en deux ans, de construire collectivement une contribution politique large et imaginative pour fournir des armes à notre camp pour toutes les batailles électorales. Nous proposons de conclure cette démarche par une grande convention nationale début 2011.

Cette ambition politique nous impose d’être à la hauteur.

Forts de ce qu’a accompli le MJS, nous portons une ambition collective pour l’avenir, celle d’aller encore plus loin. Des pistes restent inexplorées et de nouvelles sont à tracer. Voilà ce qui nous amène à penser l’avenir du MJS et à nous lancer de nouveaux défis.

Le MJS doit s’engager par un militantisme quotidien dans cette conquête des pouvoirs, nous nous devons d’être aux côtés de nos aînés. Nous nous devons d’être une force efficace et pertinente mais également une force militante en capacité de faire la différence dans les campagnes électorales.

Nous voulons un MJS ouvert, qui accueille tous les jeunes qui se retrouvent dans nos combats et aspirations, quel que soit leur statut, leur âge, leurs attentes, leur disponibilité, leurs horizons en leur permettant d’y trouver un cadre transparent et démocratique répondant à toutes leurs volontés d’engagement. Le MJS ne doit pas juste être le porte-voix de ceux qui souffrent, mais également une organisation de masse qui accroît son nombre d’adhérents et permet la prise de parole et de pouvoir de ceux-ci. Notre organisation doit permettre a chacun de ses adhérents de trouver des bases et des clés de compréhension des enjeux sociétaux dans tous les domaines en s’ouvrant à tous ceux qui sont en colère, parce qu’ils ne se satisfont pas du monde tel qu’il est, et qui veulent changer le monde. Chaque militant devra se demander, non seulement ce que l’organisation peut lui apporter mais également ce qu’il peut apporter à l’organisation. Le MJS se doit de donner la parole à tous et ne doit pas craindre les divergences en son sein et les considérer comme des forces.

Nous voulons un MJS pertinent et impertinent, qui débatte régulièrement dans ses fédérations et groupes, qui fasse évoluer ses positions en associant largement ses adhérents, en parlant de tous les sujets, en se confrontant au reste de la gauche et au mouvement social, en abordant les nouvelles thématiques qui touchent notre société, sans dogme ni tabou.

Nous voulons un MJS offensif, qui diffuse ses idées, dans la famille socialiste, à gauche et dans toute la société avec plus de force et d’audace, qui lance des initiatives, crée l’événement, qui soit visible et audible sur le terrain, sur internet, dans les médias et qui occupe une place unique dans le paysage politique français : un mouvement sans aucun complexe vis à vis de ses aînés et qui apporte idées et renouveau par ses actes et par ses discours. Face au vocable dominant manifestant la prégnance de la droite, le MJS se doit de mener une bataille culturelle et idéologique. Il nous faut relever le défi du terrain des idées.

Le MJS a toujours mis au cœur de sa démarche la nécessité pour la gauche de marcher sur ses deux jambes : le mouvement social et l’action politique… Le MJS fait partie du mouvement social. Nous devons lutter avec tous ceux qui agissent au quotidien et être à l’initiative des combats de demain. Nous serons donc aux côtés des syndicats, des collectifs, des associations, non seulement pour appuyer et relayer leurs combats, mais aussi pour offrir un débouché politique à leurs colères et leurs aspirations.

Pour livrer ces combats, nous utiliserons tous les modes d’action et nous en créerons de nouveaux… La désobéissance civile est ainsi un impératif républicain car lorsque les citoyens sont privés de leurs droits, la République est trahie. Ces résistances permettent d’élargir le champ des possibles et de combattre l’hégémonie culturelle imposée par la droite et le néolibéralisme en France et dans le monde. Ces actions apportent la crédibilité à la radicalité des changements que nous souhaitons pour la société.

Cela implique de faire changer notre organisation, dans ses habitudes, dans ses pratiques, dans sa communication, dans sa structure même et nous proposerons d’ambitieuses réformes : la réorganisation des instances, la simplification du processus d’adhésion, la création de débats et de formations au sein de réseaux en interne ainsi qu’avec les autres militants de gauche et la société, la mise en place de nouveaux outils numériques… Ces ambitions ne se concrétiseront qu’en impliquant l’ensemble des militants de notre organisation, en leur confiant les clés de son avenir pour y parvenir.

Nous proposons, 15 ans après l’autonomie, de construire un nouveau MJS.

Reste maintenant le plus important : faire vivre ce changement.

Ouvrons de nouvelles perspectives pour notre mouvement. Toutes les questions doivent pouvoir trouver leur place dans notre organisation, sans complexe et sans tabou. Chacun, à son niveau, détient une part de responsabilité dans nos orientations et nos horizons communs, nous devons en prendre la mesure et ne rien nous interdire ! Personne n’est propriétaire des fonctions ou des responsabilités qu’il occupe et nous ne devons pas reproduire, par habitude, tout ce qui s’est toujours fait avant ; mais inventer ce qu’il faut faire aujourd’hui et ce qu’il faudra réaliser demain ! Pour nous, jeunes socialistes, l’imagination et l’énergie doivent, quelles que soient les circonstances, prendre le pouvoir.

En 2009, alors que partout règne division, défaitisme, dispersion et pessimisme, nous devons prendre nos responsabilités en devenant les acteurs de l’histoire. Nous, jeunes socialistes, faisons le choix de l’action, du rassemblement, de la responsabilité, du renouveau, de la victoire. En un mot, le choix du mouvement.

Par TAG50
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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 15:41
- Publié dans : Actualités

La Liste "majorité  fédérale" emmenée par Transformer à Gauche a remporté prés de 57% des suffrages lors du Congrés fédéral du MJS 50 à Saint Lô le 17 Novembre dernier  , elle était opposée à des camarades de sensibilité diverses et parfois extérieure à l'organisation. Nicolas Capelli l'animateur fédéral sortant a donc été reconduit dans ses fonctions à cette occasion. 5 camarades TàG  rentrent donc au collectif fédéral :

Nicolas Capelli
Martin Knosp
Romain Lonceint
Sebastien Fagnen
Ugo MArtin

La liste majoritaire s'engage a tenir un maximum de réunions-débat dans les quartiers populaires des principales agglomérations, à renforcer sont maillage territorial, à recentrer le débat sur le fond pour participer à la refondation de la famille socialiste et à  creer plus de liens avec les syndicats ou les associations partenaires ou avec lesquelles nous pouvons defendre des positions communes ou travailler en commun. Nous défendrons également les camarades socialistes aux elections municipales et cantonales s'il ne s'allient pas avec le MoDem.

Nous remercions encore les 57 % de Manchois qui ont votés pour nous, nous ne les décevrons pas.

Par TAG50
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 00:00
- Publié dans : Actualités
La Sensibilité Tranformer à Gauche au sein de la fédéation de la Manche méne une liste d'union pour le nouveux collectif fédéral sous la dénomination "majorité fédérale" .

Titulaires : 

Nicolas Capelli ( AF sortant )
Martin Knosp ( Responsable du Groupe de Saint Lô )
Romain Lonceint ( Responsable du Groupe de Cherbourg )
Sebastien Fagnen
Ugo MArtin ( Webmaster )
Jocelyn Marie
Pierre Damay ( hors TàG)
Raphael Dectot
Mathilde Loas ( hors TàG)

Suppléants : 

Francois Vienne
Colette Marie
Paul Gogo

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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 12:55
- Publié dans : Qui sommes-nous ?
Règlement intérieur de la sensibilité
Définition :
Transformer à Gauche est une sensibilité présente au sein de la Fédération de la Manche du Mouvement des Jeunes Socialistes. La sensibilité Transformer à Gauche de la Manche s’identifie à travers les contributions déposées en Conseil National du Mouvement des Jeunes Socialistes.
La sensibilité TÀG de la Manche présente ses orientations, textes et candidats aux différentes élections internes de la Fédération de la Manche du Mouvement des Jeunes Socialistes. Elle contribue, en relation avec la sensibilité TÀG au sein du Conseil National et Bureau National du MJS, aux réflexions d’orientations et d’objectifs de la sensibilité.
Membres :
Conditions
Les membres de la sensibilité TÀG au MJS50 se reconnaissent dans les textes et orientations de Transformer à Gauche, et veulent œuvrer en son sens.
Pour pouvoir être inscrit à la sensibilité TÀG du MJS50, il faut avoir été présenté par un autre membre de la sensibilité, le bureau peut soit l’accepter, soit le refuser.
Exclusion
L’exclusion est prononcée par le Bureau. Dans ce cas, le membre en question perd tout soutien du groupe politique et perd de fait tout mandat acquis au nom de la sensibilité TÀG aux instances de la Fédération du MJS50.
Instances :
Assemblée Générale
Réunion de tous les militants TÀG du MJS50, elle se réunit sur convocation du Bureau. Son Président est désigné en son sein lors de l’AG d’Orientation de Congrès. Elle adopte les orientations et valide les listes candidates aux instances du MJS50 proposées par le Bureau
Bureau
Les membres du Bureau sont élus par l'assemblée générale lors de l'AG d'orientation de Congrés. En sont membres de droit les membres du Collectif fédéral du MJS50 militants de TàG.
Par TAG50
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 13:28
- Publié dans : Actualités
Benoît Hamon sera présent à la Glacerie Salle André picquenot le samedi 20 octobre à 16h pour conclure avec Stéphane Travert ( 1er secretaire fédéral, membre du BN du PS ) le débat sur la façon de "combattre efficacement la droite ".
Par TAG50
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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 15:03
- Publié dans : Textes TàG
Retrouvez la derniére  prise  de  position de  Transformer à Gauche lors du Conseil National du MJS de Mai 2007



www.transformeragauche.fr/dl/contrib_mjs_mai2007.pdf
Par Capelli
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 22:52
- Publié dans : Qui sommes-nous ?
Pour tous les militants et sympathisants de TàG 50.

Groupe politique majoritaire du Mouvement des Jeunes Socialistes, TàG est la convergence politique de militants issus d'horizons et d'engagements très divers au sein de toute la gauche (politique, associative, syndicale...) mais partageant une même démarche : transformer la gauche pour transformer la société.

Ils se rassemblent autour de combats forts pour l'égalité, la démocratie et les libertés. Et loin de vouloir figer une grille d'analyses, TàG construit son orientation avec eux pour ouvrir le champ des possibles et redonner un sens au mot progrès.
Par Capelli
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